Le festival et convention professionnelle transfrontalière STRASBOURG MUSIC WEEK est de retour pour une troisième édition du 26 au 29 mai 2025. Côté live, 3 soirées et 2 matinées à la découverte d’une vingtaine d'artistes belges, luxembourgeois, allemands, suisses et français. Côté pros, conférences, ateliers, débats, rencontres et solutions à (presque) toutes tes questions !

Strasbourg, 19 mars 2025, conférence de presse Strasbourg Music Week au bar le Carton. Interview d'Isabelle Sire, fondatrice du festival. Transcription écrite d'un entretien radio à lire ci-dessous ou à écouter à la fin du podcast "Strasbourg Music Week : découvrir l'édition 2025 en paroles et musiques".
Retrouvez d'autres interviews dans le podcast: Florence (booking), Alex (stagiaire), Morgane (webzine Rock & Fool), Julie (community manager), Jean (équipe communication), Chloé (animatrice interculturelle), Yasmina (Sacem), Brice (fédération Grabuge) et enfin Isabelle (grande cheffe SMW).
Isabelle Sire, c'est quoi Strasbourg Music Week ?
C'est un festival et une convention transfrontalière qui permet à des pros de cinq pays, Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse et France de se retrouver. Donc le Grand Est évidemment pour la partie française. La journée, c'est une convention avec des conférences, des workshops et le soir, des concerts. Ça permet à tout le monde de se retrouver dans la bonne humeur autour de bons sons et d'artistes transfrontaliers.
Un festival et une convention transfrontalière qui permet aux pros de cinq pays, Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse et France de se retrouver.
Vous abordez des sujets qu'on n'a pas forcément l'habitude de traiter dans le petit monde du rock'n'roll et du hip-hop. L'écologie, l'environnement, l'inclusion, la discrimination, etc. Vous allez parler de quoi cette année pour énerver tout le monde ?
Cette année, on va parler des médias dans l'euro-région parce qu'eux aussi ont subi énormément de changements drastiques. Quand c'est compliqué, on en parle. Et quand on en parle, on trouve des solutions. Et quand on trouve des solutions, on est mieux. L'idée est d'en parler ensemble. Ensemble, on se sent moins seul.

On va même causer allemand, et comprendre l'allemand sans le parler puisqu'il y aura des interprètes de tous les côtés.
Ce qui est intéressant, c'est de trouver son bonheur dans notre programmation. On a trois niveaux d'intervention. On intervient plutôt sur le côté grand public avec le festival, des groupes en développement, émergents de ces cinq pays. Et cette convention, ce côté rencontre professionnelle en journée. Le deuxième niveau d'intervention, c'est d'accompagner les artistes musiciens, l'entourage des musiciens à développer leur carrière à travers des rencontres, en écoutant des têtes d'affiches, en échangeant autour de leur parcours, en faisant des pitch sessions où ils peuvent présenter leurs projets à des professionnels dans un cadre bienveillant. Et la troisième chose, importante, c'est provoquer des rencontres d'étudiants de la filière musicale, en musicologie ou gestion de la musique, avec les professionnels. L'objectif est de mieux appréhender ce qui va se passer quand ils auront leur diplôme et qu'ils seront sur le marché du travail. Les pros ont souvent des difficultés à recruter, la rencontre avec les étudiants peut donc être intéressante.
Accompagner les jeunes artistes musiciens et leurs entourages à développer leur carrière à travers des rencontres, en écoutant des têtes d'affiches, en échangeant autour de leur parcours, en faisant des pitch sessions où ils peuvent présenter leurs projets à des professionnels dans un cadre bienveillant
Autres thèmes, la world music, ce qu'on appelle la world beat, intéressant à traiter sur un espace de cinq pays. Et travailler en équipe intergénérationnelle! Comment fait-on pour que les vieux et les jeunes travaillent ensemble sans conflit éternel ?

L'idée générale, c'est de se parler, d'ouvrir des espaces de dialogue, et de faire monter en compétence notre secteur, notre filière, les musiques actuelles, et de se dire, on fait du rock'n'roll, d'accord, mais on peut le faire en réfléchissant. D'ailleurs on est tous très intelligents dans ce domaine, puisqu'on fait cinq métiers différents pour développer un groupe et pour l'aider. Il est important qu'on se regroupe. Pourquoi on se bat ? On veut qu'il y ait des espaces pour les indépendants, pour les gens qui sont différents, et que ces espaces soient des espaces de résistance où trouver d'autres personnes qui font comme eux, au quotidien, et qui puissent avancer dans cette pratique-là, parce que tout est uniformisé aujourd'hui. La diversité est notre richesse, elle nous permettra de continuer à évoluer et de faire des choses bien. C'est notre valeur et ce à quoi on croit.
L'idée générale est de se parler, d'ouvrir des espaces de dialogue, de faire monter en compétences notre secteur des musiques actuelles

La diversité en musique avec des vieux, des jeunes et même des Allemands, des Suisses, des Belges et des Luxembourgeois, ça va être un grand moment. Strasbourg Music Week du 26 au 29 mai 2025 à Strasbourg, ça s'adresse à qui en dehors des concerts ouverts au public ?
On cible les jeunes pros, les pros plus confirmés, c'est vraiment toute la filière, tous les métiers. Le label, l'éditeur, le musicien, son entourage, le tourneur, celui qui accorde les guitares, le technicien, le studio d'enregistrement... Ah bah tiens, voilà Thierry Danet qui passe. Viens Thierry, viens.